Le documentaire « Voyageuses » remporte le Prix du Public au Festival Joyeuse Escale 2026

Crédit photo : Alex Jardon

C’est avec beaucoup d’émotion que j’ai reçu le Prix du Public 2026 lors du Festival Joyeuse Escale (de la web radio Allô la planète), en Ardèche, pour mon documentaire Voyageuses.

Cette récompense a une saveur toute particulière. Après plusieurs années de réalisation, voir ce film toucher le cœur des spectateurs est sans doute le plus beau des retours. Le Prix du Public récompense non seulement une œuvre, mais surtout la rencontre entre un film et celles et ceux qui le découvrent.

Pendant le festival, j’ai eu la joie de présenter Voyageuses et d’échanger avec les spectateurs à l’issue de la projection. Ces moments de rencontre font partie des aspects les plus précieux de cette aventure. Plusieurs femmes sont venues me partager leurs propres questionnements, leurs peurs, leurs envies de départ parfois longtemps mises de côté, ou encore des passages marquants de leur histoire de vie. Certaines m’ont confié s’être reconnues dans les témoignages du film et m’ont remerciée d’avoir abordé ces sujets avec sincérité. Ces échanges, souvent émouvants, donnent une résonance particulière au documentaire et rappellent combien le voyage touche à quelque chose d’universel et profondément intime.

  • Remise du Prix du Public au documentaire Voyageuses lors du Festival Joyeuse Escale.
  • Une belle rencontre avec l'équipe du Festival Joyeuse Escale, à l'issue de la remise du Prix du Public.
  • Moment d'émotion après la remise du Prix du Public au documentaire Voyageuses lors du Festival Joyeuse Escale en Ardèche.

Voyageuses donne donc la parole à cinq femmes qui ont choisi de voyager seules, chacune à sa manière : à pied, à vélo, en auto-stop, à cheval ou en pleine mer. À travers leurs récits, le film explore les défis, les peurs mais aussi les transformations profondes que peut provoquer l’aventure lorsqu’elle est vécue en solitaire.

Recevoir ce prix est également l’occasion de remercier chaleureusement toute l’équipe du Festival Joyeuse Escale pour son accueil, son engagement et la qualité des rencontres proposées tout au long de l’événement. Les moments partagés avec les organisateurs-trices, les bénévoles, réalisteur-trices, écrivain-e-s,  et les festivaliers resteront dans mes souvenirs. Merci à Florence Fortias et Stéphane Blaise, les organisateurs. 

Cette distinction donne un nouvel élan à la vie du film et à sa diffusion. D’autres projections et rencontres sont à venir dans les prochains mois, en présentiel comme en ligne (et bientôt à des scolaires ).

Un immense merci à toutes les personnes qui ont assisté à la projection, participé aux échanges et voté pour Voyageuses. Recevoir ce Prix du Public est un encouragement précieux pour poursuivre la diffusion du film et continuer à faire vivre les réflexions qu’il porte.

Les prochaines dates de diffusion seront annoncées prochainement sur ce site et sur les réseaux sociaux.

Oser partir seule : ce que le chemin de Compostelle nous apprend sur nos peurs et notre liberté

Certaines rencontres nous rappellent que la vie est plus vaste que les limites que nous nous imposons.

C’est exactement ce que j’ai ressenti en rencontrant Élodie sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Dans ce podcast, elle partage une aventure qui va bien au-delà des kilomètres parcourus. Car si l’on pourrait croire que cette histoire parle de randonnée, elle parle en réalité de courage, de liberté, de confiance et de transformation intérieure.

Peut-on voyager seule quand on est mère ?

L’un des aspects qui m’a particulièrement touchée dans le témoignage d’Élodie est qu’elle est aussi maman de deux enfants.

Dans notre société, beaucoup de femmes portent encore la croyance qu’elles doivent attendre. Attendre que les enfants grandissent. Attendre d’avoir plus de temps. Attendre le bon moment.

Mais le bon moment existe-t-il vraiment ?

J’aime voir que certaines personnes s’autorisent à partir seules à l’aventure même lorsqu’elles sont parents. Cela ouvre un champ des possibles que je trouve inspirant.

Élodie ne s’est pas lancée dans une aventure irréfléchie. Elle a pensé son projet, avec conscience, organisation et respect de sa réalité familiale.

Derrière les projets de cœur se cachent souvent des peurs

Dans mon travail de thérapeute, j’accompagne régulièrement des femmes qui ressentent un appel intérieur.

Changer de vie.

Créer un projet.

Partir en voyage.

Lancer une activité.

S’autoriser davantage de liberté.

Et presque toujours, une peur apparaît.

La peur de décevoir.

La peur du regard des autres.

La peur de ne pas être capable.

La peur de la solitude.

Cette dernière a particulièrement accompagné Élodie sur son chemin.

Ce qui est fascinant, c’est que nous passons souvent beaucoup d’énergie à éviter nos peurs alors que c’est parfois en les traversant qu’elles perdent leur pouvoir.

La solitude : ennemie ou alliée ?

Nous vivons dans un monde où tout va vite.

Téléphones, notifications, sollicitations permanentes.

Pour beaucoup, le silence est devenu inconfortable.

Et pourtant.

Dans les moments de solitude choisis, quelque chose peut émerger.

Une clarté.

Une intuition.

Une vérité plus profonde sur ce que nous désirons réellement.

Le témoignage d’Élodie met en lumière cette rencontre avec soi-même qui peut se produire lorsque nous cessons, enfin, de nous distraire.

Ce que le voyage sur ce chemin m’a appris

Si cette conversation résonne autant en moi, c’est aussi parce que le chemin de Compostelle fait partie de mon histoire.

J’y suis partie à plusieurs reprises.

À chaque fois, le voyage est venu me montrer quelque chose de différent.

Et c’est précisément cette puissance transformatrice du voyage que j’ai souhaité explorer à travers mon film et les accompagnements que je propose aujourd’hui.

Car le véritable voyage n’est pas toujours géographique.

Parfois, il consiste simplement à faire un pas vers soi.

La difficulté à poser une limite

Être authentique, c’est aussi savoir poser une limite (avec conscience)

Une limite physique, une limite psychologique. Une limite face aux sollicitations, lorsqu’on nous demande d’aider, d’écouter, de prêter… Une limite face aux jugements, aux critiques, ou à quelqu’un qui se plaint sans cesse. Une limite aussi quand quelqu’un s’approche trop et entre dans « ma bulle ».

Bref, la vie est un terrain de jeu pour délimiter son espace psychique et physique.

Et pourtant… c’est difficile de dire : « Stop, là, j’atteins une limite. »

De par mon expérience personnelle, et dans mon travail en thérapie auprès les personnes que j’accompagne, j’observe à quel point cela peut être difficile.

Nous sommes des êtres relationnels, interdépendants : le lien à l’autre est essentiel, et c’est sain de se soucier de lui.
Mais derrière la difficulté à s’affirmer se cachent beaucoup de peurs et de vulnérabilité :

  • la peur de décevoir,
  • la peur de perdre l’amour de l’autre,
  • la peur de blesser, d’être jugé ou critiqué,
  • et, au fond, la peur de ne pas être « normal » avec ces limites.

Et quand on ose enfin dire, la culpabilité peut surgir. On peut se sentir méchant, pas « assez bon ». Parfois aussi, la limite sort trop fort, comme une cocotte-minute qui explose… et devient blessante pour l’autre.

Alors, comment poser une limite avec conscience et bienveillance ?

D’abord, reconnaître qu’une limite est atteinte, même petite.
Accepter que nous avons des limites dans la relation, et les accueillir avec bienveillance :
« Oui, c’est difficile pour moi… »

Tant que nos limites ne sont pas légitimées intérieurement, elles sont difficiles à exprimer sereinement. L’authenticité commence de soi à soi.

Ensuite, revenir à soi :
Qu’est-ce que je ressens ?
De quoi ai-je besoin ?
Qu’est-ce qui m’empêche de le dire ?

Sans cette clarté intérieure, poser une limite avec respect – pour soi comme pour l’autre -reste compliqué.

Dire « les quatre vérités » n’est pas de l’authenticité, mais un déversoir. Agir de façon frontale crée souvent de la distance et de l’incompréhension dans la relation.

Et toi, quelles sont les peurs qui t’empêchent encore d’oser poser une limite ?

Ateliers en cours de programmation

Si vous êtes intéressé-e-s : merci d’envoyer un mail à clairepodeur@hotmail.fr

Accomplir ses rêves malgré les peurs, vidéo explicative

Vous avez un rêve ? De voyage, d’écriture d’un livre, de rénover une maison, de reprendre des études, de monter un évènement… mais vous voila bloqué. Vous trouvez des excuses, procrastinez et votre projet n’avance pas. La plupart du temps, le premier obstacle à notre réalisation sont les peurs. 

Dans cet atelier de 2h00 je vous aide à mieux comprendre la peur, l’identifier, l’apaiser, repérer les besoins cachés et voir les motivations pour aider au passage à l’action. Cet atelier se base sur les principes de l’Approche Non-Directive Créatrice de Colette Portelance, de la Communication Non-Violente de Marshall Rosengerg et d’autres approches. 

Soirée voyage au féminin, samedi 13 avril

Le film de Pauline Wald, Marcher vers son Essentiel, suivi d’un échange avec moi sur le voyage

Rencontre le samedi 13 avril à 20h30, en Ille-et-Vilaine (35)

Je vais intervenir au cinéma Le Mauclerc à Saint Aubin du Cormier pour clôturer le festival de documentaires « Le ciné projette l’avenir ». Après la diffusion du beau documentaire « Chemins de vie, marcher vers son essentiel » de Pauline Wald, je vous parlerais du voyage au féminin, des peurs en voyage, du chemin de Saint-Jacques de Compostelle et bien-sûr de la réalisation du film « Voyageuses ». J’ai hâte et vous êtes bienvenus !

Bande annonce du film :

Bande annonce, sur le chemin de Saint Jacques de Compostelle

Emma, une aventurière à mobilité réduite

La Patagonie en fauteuil

Voyager en Amérique du Sud en fauteuil est toute une péripétie, mais comme dit Emma « ce que je cherche, c’est ramener plein de souvenirs ».

Voici un court reportage de 11 minutes que j’ai réalisé sur Emma. J’ai été très touchée par cette femme qui se réalise dans ses nombreux projets malgré le handicap. Je trouve qu’elle est une belle source d’inspiration dans l’acceptation du handicap et la possibilité de l’allier à ses rêves. 

J’espère que son témoignage vous plaira autant que moi.

Atelier Communication Non-Violente

Mes débuts en train de lire et d’apprendre la Communication NonViolente de Marshall Rosengerg

Je ressors cette photo qui date de plusieurs années en train de lire un livre sur la Communication Non-Violente (CNV). Je ne me serai pas doutée à ce moment-là, que j’aurai aujourd’hui animé des ateliers CNV en entreprise !

Je me rappelle au début (et encore) comme cette approche raisonnait fort en moi et je croquais à pleine dents les formations (et croquais mon portefeuille avec). Elles me donnaient des outils précieux à exister en relation avec bienveillance, authenticité et m’aidaient à pratiquer mon écoute active pour guider et mieux comprendre les autres. C’était très important pour moi, malgré l’engagement financier.

J’ai continué à me former jusqu’à ce que décide d’entrer dans le (long) parcours de certification pour devenir Formatrice en CNV. Une fois le dossier envoyé et accepté, j’ai eu un déclic. J’ai finalement choisi de me former avec l’ANDC (Approche Non-Directive Créatrice) pour mieux saisir les fonctionnements relationnels et me suis lancée dans 3 années de formation jusqu’au diplôme de Thérapeute en Relation d’Aide. Aujourd’hui, je suis vraiment contente de ce parcours, et je vois comme ces deux approches sont similaires, complémentaires et proviennent de la même racine de la psychologie humaniste (Carl Rogers).

En voyant cette photo, je voulais vous partager ma joie d’avoir pu récemment animer des ateliers sur la Communication Non-Violente en entreprise. C’était un challenge de rendre ça vivant et clair en 1h30 mais les équipes étaient ravies ! Elles ont pu voir et comprendre les étapes pour une communication plus authentique au sein de leur travail, voir leurs besoins et mieux saisir les enjeux relationnels.
Si vous êtes une entreprise du secteur social (ou non) en Ille et Vilaine, et aimeriez sensibiliser à la Communication Non-violente, je serais ravie d’intervenir dans vos équipes.

Bonne année 2024 !

Je vous souhaite mes meilleurs vœux pour cette nouvelles année! 

Lorsque j’observe la nature en forêt, en montagne, face à la mer ou ailleurs, le même mot me vient à l’esprit : harmonie. Il y a une cohérence entre les êtres vivants, les éléments, les sons. Elle m’apaise et m’inspire, et vous ?

À l’image de la nature, je vous souhaite que 2024 soit l’année de l’harmonie dans vos vies. Par la poursuite de votre chemin vers l’épanouissement personnel, relationnel et professionnel. 

Voici quelques nouvelles :

  • En 2023, j’ai eu la chance d’animer des ateliers en entreprise sur la Communication Non-Violente, en plus de l’analyse de pratique professionnelle. 
  • Pour 2024, je vais proposer des ateliers sur différentes thématiques. En entreprise et pour les particuliers. 
  • C’est officiel ! J’ai un cabinet à Rennes (40 rue Danton, dans les locaux de l’AFP) tous les jeudis (9h00/19h30) pour vous accompagner en thérapie. Je continue bien-sûr l’accompagnement en télé-consultation. 

À bientôt

Rencontre avec le public

Je suis intervenue à la Médiathèque d’Acigné pour présenter le projet de film « Voyageuses ». J’ai été accueillie au petit soin et remercie les organisatrices. 

Malgré ma fébrilité du début à parler en public, celui-ci était bienveillant et j’ai pris beaucoup de plaisir. Les personnes présentes ont partagé leurs histoires de voyage et rendu l’échange très vivant. 

J’ai commencé par le thème des peurs, car c’est l’une des premières questions que l’on me pose : « As-tu peur en tant que femme seule ? ». C’est un sujet qui capte l’attention, car tout le monde se sent concerné. Qui n’a pas un peu peur avant de partir à l’aventure ? 

J’ai expliqué le choix de réaliser un film sur le voyage solitaire au féminin, et présenté les femmes du film avec leurs différents modes de déplacements (à vélo pliant, à pied, à cheval, à la rame, en stop). La rencontre mémorable avec Michael, un routier canadien qui m’a prise en auto-stop, à été évoquée. Le tout animé avec des vidéos pour varier le contenu et capter l’auditoire Acignolais jusqu’au bout. 

Dans la salle il y avait principalement des mordu-e-s d’aventure, et des voyageuses solitaires en devenir. J’ai été touchée d’entendre que plusieurs femmes étaient déterminées à accomplir leur projet de voyage en solitaire malgré les obstacles intérieurs.

Pour cette première conférence (avant film), j’en ressors nourrie, et d’autant plus motivée à poursuivre mes efforts de réalisation !